gestion de projet pandémie

Admettons que prévenir et résoudre une pandémie à l’échelle mondiale peut être considéré comme un projet.

Admettons également que comme dans tout projet/tâche, il y a du bon, du moins bon, des aléas, etc.

Vous trouverez ci-après quelques éléments de réflexions sur les livrables et l’intérêt d’un buffer.

1. L’importance d’un livrable clairement défini.

Qu’est-ce que cela veut dire quand c’est fait ? Qu’est ce qu’on a concrètement quand le projet/tâche est clos ?

Voilà les deux questions que je pose le plus souvent au début de nos accompagnements auprès de nos clients.

En effet, nous observons régulièrement les phénomènes suivants :

  • Le périmètre du projet est défini en cours de route
  • Nous démarrons des tâches sans avoir tous les éléments
  • On ne sait pas qui fait quoi
  • Etc.

Face à ces problèmes, j’entends trop souvent la réponse suivante : « Comme on est agile, on n’a pas besoin de clarifier cela. On le fera avec le temps. »

Non, Non et Non…

Avec le temps, vous compenserez, subirez la compression du temps pris en amont mais les choses ne seront toujours pas aussi claires et faites.

Un exemple concret : La communication des entreprises pharmaceutiques privées ainsi que les états se sont concentrés sur 1 livrable : Avoir un vaccin !

On nous a parlé des dates de certification, dates de validation pour les pays, dates de mise à disposition des vaccins, etc.

Et si le livrable était différent.

Qu’est-ce que cela veut dire quand c’est fait ? Qu’est-ce qu’on a concrètement quand le projet/tâche est clos ?

Pour vos projets, la réponse doit systématiquement commencer par « Concrètement, on a… ».

  • Concrètement, on a une population suffisamment vaccinée pour garantir une immunité générale.

N’étant pas scientifique, je ne sais pas préciser ce que veut dire suffisamment mais nul doute que cette information doit être connue par quelques personnes.

Il y a une nette différence entre avoir un vaccin et avoir une population suffisamment vaccinée pour garantir une immunité générale.

Ainsi, ces deux questions doivent devenir prioritaires dans vos projets si vous voulez garantir un bon alignement dans vos équipes.

2. Le buffer

Lorsque nous faisons notre formation au Management de Projet par le FLUX, nous expliquons que les individus ont tendance à prendre de la marge sur chacune de leurs tâches au détriment du projet global.

Nous suggérons donc de couper la durée des tâches et de la concaténer pour la positionner à la fin du projet et protéger le projet dans son ensemble.

Généralement, nos clients nous questionnent sur le fait que leurs chefs/clients (ou je ne sais qui) feront disparaître le buffer. Ce qui reviendra à mettre la pression sur les équipes.

Notre réponse réside souvent à dire qu’à partir du moment où on l’explique et que ce buffer sert l’intérêt général du projet, tout le monde l’acceptera.

Lorsqu’on regarde le processus de vaccination, le gouvernement français a atteint son objectif une semaine avant la date butoir.

Vous avez un exemple de buffer où finalement personne ne s’est ému qu’il y avait une marge.

En effet, cette dernière protégeait un intérêt collectif.

Quelques éléments bons et moins à retenir d’une gestion de projet !

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