La CCI Paris Ile-de-France a publié une étude d’envergure nationale qui met en exergue les freins auxquels se confrontent les PME désireuses d’innover.

Le constat était déjà connu. Mais, pour la première fois, la CCI Paris Ile-de- France a mesuré l’ampleur des difficultés rencontrées par les PME pour financer leurs projets innovants. Dans son étude intitulée : « Débrider l’innovation : enjeux pour les entreprises et l’emploi, défis pour les politiques publiques » ressortent des chiffres plus parlants que tous les discours.

Au cours des deux dernières années, 61 % des entreprises franciliennes interrogées par Médiamétrie ont dû abandonner des projets d’innovation par manque de financement, 40 % faute de trouver des partenaires, 34 % car ils ne collaient plus aux nouvelles attentes du marché et 33 % par manque de temps. Encore plus éloquent : 94 % des sociétés localisées en Ile-de-France ayant cherché à innover en 2013 n’ont pas bénéficié d’aides à l’innovation.

Ce chiffrage concentré sur la région francilienne est-il extrapolable à l’ensemble de l’Hexagone ?

Dans la mesure où cette étude quantitative et qualitative a porté sur 6.000 entreprises, dont les deux tiers localisées dans les autres régions françaises. Daniel Schaefer, rapporteur de l’étude : « En Ile-de-France, on a la chance d’avoir un tissu dense et diversifié de PME, de grandes écoles, de centres de recherche, de grandes entreprises, d’acteurs publics, d’investisseurs… On peut donc imaginer que le décalage constaté est encore plus accentué au niveau national ».

 

Potentiel mal exploité

De fait, la France occupe le 6e rang mondial en matière de R&D, mais recule à la 17e place sur le plan de l’innovation. En clair, Daniell Schaefer insiste : « Nous sommes forts pour inventer des solutions très innovantes, mais très mauvais quand il s’agit de les mettre sur le marché. La R&D n’est pas une fin en soi, cet enjeu de connexion avec les besoins actuels et futurs des clients et consommateurs est fondamental ».

Paradoxe : le dispositif national d’incitation fiscale et d’aides à l’innovation est l’un des plus attractifs (CIR, statut JEI, programme des investissements d’avenir…), soutenu par un cortège de structures d’accompagnement et de valorisation de la recherche (pôles de compétitivité, SATT, instituts Carnot…).

AGILEA comme toute PME, est confrontée à cette même difficulté alors que l’innovation est un facteur clé de la stratégie de développement de l’entreprise. Pour adresser ce challenge, AGILEA a décidé de monter un laboratoire commun.

 

Qu’est qu’un Laboratoire Commun ?

Les Laboratoires Communs ou LabCom visent à soutenir la création de partenariats entre les organismes de recherche privés et publics en mettant en commun leurs moyens et compétences dans le but d’élargir les champs de recherche et favoriser le transfert de technologies.

Les bénéfices attendus d’un LabCom sont  :

  • Une collaboration dans la durée, habituellement en 4 et 5 ans
  • Une définition commune des objectifs, du programme de travail et des budgets,
  • Une propriété intellectuelle définie entre les acteurs
  • Un transfert direct et rapide des résultats vers l’opérationnel,
  • Un échange direct entre le monde académique et les chercheurs de l’entreprise,
  • Une excellence académique et une visibilité Internationale pour les partenaires,
  • Un encapsulage des projets de recherche et un financement accru via le CIR.

 

AGILEA a donc décidé de se lancer dans l’aventure d’un laboratoire commun avec l’Institut Mines Télécom et Armines. Ce Laboratoire Commun est hébergé par l’IMT Mines Albi Carmaux au travers de la plateforme IOMEGA.

Ce laboratoire commun encapsulera les travaux de R&D d’AGILEA sur ses domaines de compétences : c’est environ 5 ETP qui travailleront en relation avec les chercheurs de l’IMT, Polytech’Montreal et l’université d’Amsterdam pour développer les outils, produits et méthodes des futures années.

Plus d’informations >>

 

Auteur : Philippe BORNERT, AGILEA

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