Le premier changement de comportement à implémenter auprès des équipes est de les empêcher de démarrer des tâches si toutes les données d’entrée ne sont pas disponibles. Cela a pour but de limiter considérablement le multitâche. Ainsi une personne n’ayant pas tous les éléments signalera ce point à son chef de projet et à la personne responsable de fournir la donnée d’entrée : c’est ce qu’on appelle, dans le domaine de la chaîne critique, le full kit. L’idée étant d’avoir un kit complet pour démarrer.

Ce que nous observons dans les cas matures d’implémentation chaîne critique est l’émergence d’une fonction dédiée à cette tâche. Ainsi cette personne est en charge de valider le démarrage et gérer les écarts afin d’alimenter les programmes d’amélioration continue ou mettre à jour le diagramme de réseau, etc.

Le full kit manager est parfois en charge de valider le lancement ou non d’un nouveau projet quand un autre est terminé. Ainsi ce rôle permet de contrôler l’en-cours des tâches de la même manière que l’en cours des projets.

Cette pratique est probablement la plus dure à changer au sein de vos équipes. Concrètement, le management visuel associé à la méthode Agile peut être un excellent moyen de prendre le contrôle des kits à compléter et des tâches à lancer/clore.

Un autre aspect du changement à réaliser est dans la technique de suivi. Puisque le taux de service de chaque tâche n’est plus un critère viable (car elles n’ont que 50% de chance d’être terminées à l’heure), il convient de changer d’approche également sur ce sujet.

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