simulation de flux, supply chain

Quels sont des points communs d’un projet de reengineering de processus, de réorganisation ou de définition des investissements à réaliser dans les années à venir ?

Pas facile de définir la feuille de route d’un projet avec des bénéfices quantifiés en termes de résultats. Et d’autant plus quand votre supply chain est constituée de flux complexes. Et si on ajoute qu’une bonne partie des départements de l’entreprise sont concernés, alors la situation commence à se compliquer !

Malheureusement, ces projets structurants sont nécessaires mais souvent bloqués car la prise de décision est complexe et peu quantifiée.

Les équipes projet supply chain doivent faire face aux situations suivantes :  

  • L’organisation cible est présentée aux équipes, mais les bénéfices ne sont pas clairement quantifiés, les personnes ne sont pas convaincues du bien-fondé de ces changements.
  • Certaines fonctions impactées n’ont pas été adressées et des décisions prises ne sont finalement plus réalistes. Il faut donc revoir la roadmap.
  • Certaines personnes avaient des idées d’amélioration sur lesquelles elles étaient convaincues de leurs bénéfices. Ces personnes ne seront donc à minima pas moteur dans l’avancée du projet.

Reconnaissez-vous l’une de ces situations ? Si oui, pourquoi n’investigueriez-vous pas la piste d’un projet de simulation de flux ?

En effet, la simulation de flux, et l’utilisation d’un jumeau numérique, sont de bons candidats pour répondre à ces problématiques.

Comment la simulation aide à briser les silos dans les entreprises ? Présentation en 5 étapes. 

Le meilleur moyen pour vous l’expliquer est de l’illustrer par un exemple concret.

Un industriel du secteur aéronautique que nous avons accompagné devait revoir l’organisation d’une bonne partie de son site de production pour satisfaire les demandes croissantes sur plusieurs familles de produits.

L’enjeu majeur pour l’entreprise était de satisfaire la demande future tout en maîtrisant leur Besoin en Fonds de Roulement (BFR).

Les 5 étapes du projet de simulation et l’intérêt de chacune d’elles.

1) Modéliser le problème,

Nous avons construits avec notre client les contraintes et hypothèses associées. Nous avons intégré l’ensemble des contraintes fortes, valider et partager les hypothèses structurantes dans un premier exercice de simulation.

Cet exercice a permis à certaines fonctions de comprendre les contraintes de l’organisation (pourquoi certaines pièces ne passent que sur ces ateliers, pourquoi ce sont ces moyens logistiques qui sont en place, etc.).

2) Arbitrer sur le scénario cible à retenir et les améliorations à réaliser,

Nous avons défini les indicateurs de performance (KPIs) à utiliser et suivre ensemble.

En effet, dire qu’avec cet investissement le taux de service va augmenter de 5% ou que les files d’attente vont diminuer, d’une semaine en moyenne, est beaucoup moins représentatif pour un directeur financier que de lui dire que le BFR va être réduit en moyenne d’un million d’euros et que le retour sur investissement est de 6 mois.

3) Démarrer avec une approche de type « what-if » scénarios,

Quoi de mieux que l’intelligence collective pour définir les idées d’amélioration à simuler ?

Le premier bénéfice est de pouvoir rebondir sur les idées de l’équipe.

L’autre intérêt est que les idées que certains ont depuis des mois pourront être testées sans risque !

4) Arbitrer sur les solutions à retenir,

Arbitrer avec une vision chiffrée des résultats. Cette vision factuelle permet aux équipes de prioriser les investissements.

Dans l’autre sens, il est également possible de bien montrer que certaines solutions présentent des bénéfices mais qu’ils sont malheureusement trop faibles par rapport aux investissements humains et/ou matériels à réaliser en contrepartie.

5) Partager une vision entre les différents départements.

Cet exercice de communication (les choix et leurs justifications) auprès des équipes est simplifié. L’idée est de proposer l’ensemble des actions à mettre en place pour obtenir les scénarios validés.

Par exemple :

  • Recherche de profils spécifiques pour les RH,
  • Industrialisation et qualification de « x » nouveaux moyens aux méthodes par semestre,
  • Un pilotage des flux dans l’atelier modifié (mise en place d’une solution en flux tirés)
  • Impact sur les métiers d’ordonnanceur et de planificateur,
  • La recherche d’un sous-traitant pour une partie du flux pour des raisons capacitaires

Cette dernière étape permet la validation du plan d’investissement avec la cible de BFR associé par les responsables financiers.

Une telle démarche peut représenter un investissement au départ en temps.

Mais disposer d’une vision partagée et claire de la cible avec des décisions quantifiées lèvera certains freins au changement et sera rentabilisée rapidement.

Dans ce projet de simulation, nos recommandations après les différents scénarios de simulation ont été les suivantes :

  • Pilotage de l’atelier en flux tiré avec un encours contraint (ConWIP),
  • Chantier de pilotage et de suivi de la sous-traitance
  • Projet d’augmentation du TRS sur le poste goulot
  • Chantier de pilotage des files d’attente aux postes de contrôle

Le travail de l’équipe AGILEA a permis de simuler et évaluer un gain d’environ 35% de BFR à 2 ans en respectant les contraintes de performance industrielle du client.

Deux ans après le projet de simulation et de réorganisation qui avait été proposé par l’équipe, ce gain a bel et bien été atteint !

Vous souhaitez lancer un projet de transformation qui va impliquer plusieurs départements dans votre entreprise ?

Évaluer différents scénarios afin de définir une organisation cible future, un projet de simulation de flux peut vous y aider ?

N’hésitez pas à nous contacter pour en savoir plus !

La simulation de flux favorise le travail en équipe et accélère la prise de décision

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